Le casse-tête de l’IA : menace ou défi ? Dix implications pour les RH et L&D

Actuellement, le Danemark et la Suède adoptent tous deux des stratégies nationales concernant l’intelligence artificielle (IA). Dans ces pays, la génération Y est particulièrement favorable à l’utilisation de l’IA pour compléter et améliorer son travail.

En Allemagne, jusqu’à présent, quelques 75% des professionnels n’utilisent pas l’IA et seuls 18% se sentent prêts à utiliser cette technologie dans l’année à venir. De tous les présidents-directeurs généraux (PDG) européens, ceux en Allemagne sont les moins attirés par le concept d’IA et les moins enthousiastes vis-à-vis de son impact potentiel.

En revanche, 84% des professionnels en France utilisent ou se sentent prêts à utiliser l’IA dans les 12 prochains mois. En outre, les professionnels français partagent un avis positif quant à la sécurité de l’emploi suite à l’introduction et l’utilisation de l’IA.

Les professionnels espagnols considèrent que l’IA augmentera l’efficacité et la qualité de leur travail, cependant, seuls 17% pensent que ces améliorations se traduiront par de meilleures perspectives d’emploi. Au Royaume-Uni, les professionnels estiment, de manière générale, que ni leur entreprise ni eux-mêmes ne sont « prêts » à adopter l’IA, et se méfient généralement des décisions prise par son biais.

Les directeurs généraux aux Émirats Arabes Unis (EAU) sont les seuls PDG à considérer le développement commercial comme étant le meilleur bénéfice potentiel de l’IA. Les professionnels aux EAU semblent fortement convaincus de la valeur et des avantages potentiels de l’IA, bien qu’ils s’attendent également à ce qu’elle conduise à des suppressions de postes.

Ces conclusions ne représentent qu’une partie des résultats clés d’un sondage commandé par Headspring, le spécialiste de la formation des cadres – entreprise commune du Financial Times et de l’IE Business School, et réalisé en partenariat avec YouGov. Le sondage a observé la manière dont les professionnels en Europe et aux Émirats Arabes Unis (EAU) considèrent que l’IA affectera leur environnement de travail. Celui-ci reflète l’avis de 4 515 personnes, travaillant dans un éventail de secteurs au Royaume-Uni, en Suède, au Danemark, en France, en Allemagne, en Espagne et aux EAU.

À propos de l’IA, Gustaf Nordbäck, PDG de Headspring, a déclaré : « l’IA, en tant que domaine de recherche officiel, pourrait avoir existé depuis les années 1950 – en 1956, au cours d’un atelier sur le campus du Dartmouth College aux Etats-Unis. Marvin Minsky, chercheur en sciences cognitives au MIT, a affirmé que “d’ici une génération, la question de la création d’une ‘intelligence artificielle’ sera pratiquement résolue”- mais l’idée de machines autonomes est présente dans la conscience humaine depuis la civilisation grecque ancienne. Des automates légendaires, tels que Talos, ont vu des humains projeter notre intelligence vivante sur des robots et il s’agit d’un thème qui s’est répandu dans les écrits de science-fiction depuis le 19ème siècle ».

AI and implications for HR and L&D

Implications de l’IA pour les professionnels RH et L&D

Il devient de plus en plus évident que quelque soit le secteur et le niveau de fonction, l’influence et l’utilisation de l’IA continuent de croître. Cela a de nombreuses implications pour le monde de l’entreprise et, en particulier, pour les professionnels RH et de L&D.

Les résultats du sondage Headspring/YouGov montrent surtout que :

  1. Les professionnels RH et de la formation (L&D) sont loin d’être à l’abri des effets et implications de l’IA, en termes d’emploi, de développement des compétences, etc.
  2. Les employés ont besoin de se sentir protégés et de mieux comprendre l’IA afin de maintenir leur motivation et garder le moral.
  3. Les salariés à tous les niveaux de l’entreprise doivent également se sentir en confiance lorsqu’ils travaillent avec cette nouvelle technologie.
  4. Les employés semblent avoir fortement envie d’apprendre et de travailler avec l’IA.
  5. Investir dans une nouvelle technologie et infrastructure nécessite un approfondissement du savoir-faire technique et une mise à niveau des compétences dans des domaines d’aptitude « techniques ».
  6. Cependant, les domaines plus généraux de la gestion des ressources ne doivent pas être oubliés non plus.
  7. La réussite de la mise en œuvre de l’IA dépendra de la gestion des attentes des employés et de la conviction de l’intérêt de la transition.
  8. Les professionnels RH/L&D doivent renforcer la communication interne avec les employés afin de gérer d’éventuelles perceptions négatives de l’adoption de l’IA.
  9. En parallèle de cette communication interne, l’adoption de l’IA implique un renouvellement de l’investissement dans le personnel et les activités L&D.
  10. Une autre priorité est de mettre en place des processus de gestion de l’aspect éthique de l’IA.

La gestion du changement, pas l’informatique

Certains professionnels expérimentés RH et L&D, dont Liz-Ann Gayle, Directrice Internationale du Département Apprentissage et Innovation à Headspring ; Jessica Brook, Scientifique Cadres Supérieurs à Culture Amp ; Jonquil Hackenberg, Associée Directrice dans l’activité de conseil des cadres dirigeants d’Infosys, et Joanne Peplow, Directrice du Centre d’Excellence sur l’IA de Capgemini au Royaume-Uni, considèrent que l’IA se concentre sur la gestion du changement et non sur l’informatique. Cela signifie que l’IA pourrait soulager la charge administrative des professionnels RH et L&D. De plus, cela leur fournira les données dont ils ont besoin pour prendre les décisions qui leur permettront de devenir de véritables partenaires de leur entreprise.

En d’autres termes, l’IA changera radicalement la fonction RH/L&D de manière positive. L’IA devrait donc être vue comme une opportunité, et non une menace, pour les professionnels RH/L&D.
Pour davantage d’informations sur le sondage concernant l’IA, contactez Thiago Kiwi, de Headspring (t.kiwi@headspringexecutive.com).

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