Les compétences du futur : l’humain avant le digital

On en parle depuis plusieurs années déjà, l’Intelligence Artificielle (ou IA) se développe de plus en plus. Les machines sont non seulement capables de traiter plus de données que le cerveau humain, mais elles peuvent également apprendre par elles-mêmes. Que ça soit dans le secteur des RHs, de la Finance, de la Médecine ou même du Droit, les processus sont raccourcis, automatisés, et rendus globalement plus efficaces.

Le résultat ? Un gain de temps, d’argent et d’énergie considérables à tous les niveaux. Mais cela signifie également que les compétences nécessaires pour faire grandir l’entreprise sont amenées à changer. A l’instar des Révolutions Agricole et Industrielle, la Révolution Digitale transforme profondément notre société – y compris le monde du travail. A une différence près : cette fois, nous sommes mieux équipés pour la voir venir.

Le cabinet de conseil McKinsey a ainsi présenté lors du salon VivaTechnology son tout dernier rapport sur le Futur du Travail. Cette étude présente les différents changements à prévoir dans nos entreprises d’ici à l’horizon 2030.

1.      Le changement dans les compétences

La demande pour les compétences intellectuelles « avancées » augmente

Dans un premier temps, ce sont les compétences physiques et manuelles qui vont être de moins en moins demandées. Le rapport de McKinsey estime que cette catégorie de compétences va baisser – en termes de temps passé – de 31% du temps des travailleurs en 2016 à 25% en 2030, à la fois aux États-Unis et dans l’Europe de l’Ouest. Les tâches dites intellectuelles, mais à faible valeur ajoutée, sont également amenée à être réduites – exemple : la saisie et le traitement de données seront effectuées par des machines.

A l’inverse, les compétences intellectuelles « avancées » telles que la créativité, la prise de décisions et le jugement critique seront les plus valorisées. On citera par exemple l’écriture, la gestion de projets complexes, ou tout acte de création qui requièrent une sensibilité humaine.

Le digital ne perd pas sa côte.

Niveau digital, ce sont les compétences en informatique et en programmation qui seront le plus en demande dans les 3 prochaines années, avec une hausse estimée à 55% ! Ces compétences sont indispensables pour que les entreprises puissent non seulement maintenir leurs outils digitaux, mais également pour qu’elles continuent d’automatiser leurs processus et ainsi gagner en productivité.

Les compétences digitales « de base » seront aussi à développer, afin que tous les collaborateurs aient un socle commun pour travailler dans l’entreprise 2.0.

L’intelligence émotionnelle et la prise d’initiatives prennent le dessus.

Enfin, point important à noter : les soft skills   deviendront (encore plus) un facteur déterminant pour les collaborateurs et l’entreprise. La capacité à communiquer, à montrer de l’empathie, en bref, l’intelligence émotionnelle, prendra de plus en plus d’ampleur  dans les entreprises.

Le rapport de McKinsey soulève aussi que l’entreprenariat et la prise d’initiatives seront en augmentation de 32% en Europe d’ici 2030 – les entreprises auront plus que jamais besoin de collaborateurs qui font bouger le status quo.

2.      Les changements dans l’entreprise

L’entreprise fait appel à de nouvelles compétences.

Ces changements sur les compétences demandées vont affecter l’entreprise dans sa globalité. Le point principal remonté par cette étude, c’est le fait que les entreprises, plus que jamais, devront être apprenantes.

             Cela se concrétise de plusieurs façons : dans un premier temps, les Responsables de Formation devront proposer à leurs salariés de se former en continu sur les compétences clés, nommées ci-dessus. Il s’agit d’un apprentissage constant, puisque ce sont les tâches et les métiers en eux-mêmes qui évoluent.

D’une organisation en silos, on passe à un fonctionnement en mode projets. Les équipes sont pluridisciplinaires et font appel à des prestataires externes, comme les freelances, afin de diversifier leurs compétences. C’est en étant agile que les entreprises vont pouvoir naviguer le futur du travail, mais aussi attirer et retenir les meilleurs talents.

Le futur du travail requiert un changement dans l’organisation de l’entreprise.

La compétition sera féroce entre les entreprises qui cherchent à attirer les meilleurs talents : les collaborateurs créatifs, agiles, dotés d’une intelligence émotionnelle en plus de leurs compétences techniques seront très en demande.

La formation continue, la mise en place de process plus fluides, l’intégration d’outils digitaux permettra non seulement à l’entreprise d’être plus productive, mais aussi d’attirer et de retenir les meilleurs talents – ce qui leur permettra en retour de continuer à évoluer avec leur temps.

Même si cette révolution est nommée digitale – elle est basée sur l’Humain. L’Intelligence Artificielle, les machines et le digital en général viennent fluidifier les processus de production de l’entreprise, ce qui entraîne un changement dans les compétences demandées. Cependant, ce sont les compétences humaines – l’intelligence émotionnelle, la prise de décisions, l’agilité – qui garantiront la pérennité de l’entreprise. Les entreprises doivent ainsi adapter leur culture en la centrant sur l’apprentissage afin de construire leur futur du travail.

L’intelligence Artificielle peut également vous aider dans la mise en place d’expériences de formation personnalisées à la Netflix. Envie d’en savoir plus ? Regardez dès maintenant le replay de notre webinar en partenariat avec ParlonsRH. 

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A propos de l'auteur :

Anne-Cécile est Responsable Marketing France chez Speexx. Ayant l'occasion de parcourir régulièrement les études de différents cabinets de consulting pour ses campagnes, elle identifie et partage avec vous les tendances et les bonnes pratiques RH et formation de l'année